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Aide au retour volontaire OFII : montants, procédure et effets réels

L'aide au retour volontaire (ARV) est un dispositif de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui finance le voyage de retour d'un étranger en situation irrégulière vers son pays d'origine et lui verse une allocation forfaitaire — jusqu'à 1 200 € par personne au barème classique, davantage dans certains cas. Elle ne peut être perçue qu'une seule fois, s'accompagne d'un enregistrement biométrique (fichier OSCAR) et n'interdit pas, en elle-même, de revenir plus tard en France avec un visa. Cette page présente l'information complète et neutre : ni incitation à partir, ni incitation à rester — les faits, pour décider en connaissance de cause.

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Qu'est-ce que l'aide au retour volontaire, et qui peut la demander ?

Réponse directe : l'ARV s'adresse aux étrangers hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse, en situation irrégulière, présents en France depuis au moins trois mois — typiquement après une OQTF ou un refus de demande d'asile. Elle comprend l'organisation et la prise en charge du voyage (billets, aide à l'obtention des documents), une allocation forfaitaire versée par personne, enfants compris, et, pour certains pays, une aide à la réinsertion (projet économique, emploi, logement) mise en œuvre après l'arrivée. Elle n'est accordée qu'une seule fois dans une vie : une personne qui en a déjà bénéficié, en France ou via un dispositif européen équivalent, n'y a plus droit.

La demande relève d'un choix personnel : l'OFII ne peut pas vous l'imposer, et la demander n'est jamais obligatoire, même après une OQTF — les alternatives (recours, demande de régularisation) restent ouvertes tant que les délais courent, comme détaillé sur OQTF et régularisation. À l'inverse, si votre décision de rentrer est mûrie, l'ARV rend le départ moins coûteux et mieux organisé qu'un départ par vos propres moyens.

Quels sont les montants de l'aide au retour en 2026 ?

Réponse directe : le montant dépend de votre nationalité (pays soumis ou non à visa), de la rapidité de la demande après l'OQTF et, dans certains départements, d'un régime spécifique. Barèmes constatés en juillet 2026 :

SituationAllocation par personne (barème classique)Barème majoré (décision au cas par cas)
Pays tiers soumis à visa (Maroc, Algérie, Tunisie…) — demande dans le 1er mois suivant l'OQTF1 200 €Jusqu'à 2 500 €
Pays tiers soumis à visa — demande entre le 2e et le 4e mois600 €Jusqu'à 800 €
Pays tiers soumis à visa — demande au-delà du 4e mois400 €400 €
Pays dispensés de visa, Kosovo, Biélorussie300 € (1er mois), 150 € (2e-4e mois), 0 € au-delàJusqu'à 500 €
Régime spécifique littoral nord (Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise, Seine-Maritime)2 200 €, sans modulation de délaiJusqu'à 3 500 €
Complément si vous obtenez vous-même votre document de voyage+ 150 €+ 150 €

Montants relevés le 13 juillet 2026 sur service-public.fr (fiche F33974) et le portail étrangers-en-France du ministère de l'Intérieur ; l'allocation est versée par personne, enfants mineurs compris. Ces barèmes évoluent par arrêté : vérifiez les montants en vigueur auprès de l'OFII avant toute décision.

Comment se déroule la procédure auprès de l'OFII ?

Réponse directe : cinq étapes, de la prise de contact au versement — comptez plusieurs semaines selon les documents de voyage à obtenir :

  1. Prendre contact avec l'OFIIVia la direction territoriale de votre département ou le site officiel dédié au retour volontaire. Un entretien individuel présente les aides applicables à votre pays, sans engagement à ce stade.
  2. Déposer la demande et l’enregistrement biométriqueLe dépôt s'accompagne du relevé des empreintes digitales (fichier OSCAR — voir section suivante), qui sert uniquement à vérifier qu'aucune aide n'a déjà été perçue.
  3. Validation par l'OFII et préparation du voyageL'OFII vérifie l'éligibilité, aide à obtenir le document de voyage si nécessaire (150 € de complément si vous l'obtenez vous-même) et réserve les billets, pris en charge intégralement.
  4. Départ accompagné et versement de l'allocationL'allocation est remise au moment du départ ou à l'arrivée, selon les pays. Les enfants mineurs accompagnants ouvrent chacun droit à une part.
  5. Le cas échéant, l'aide à la réinsertion dans le pays de retourPour les pays couverts (dont le Maghreb), un projet économique, de formation ou d'emploi peut être cofinancé après l'arrivée, sur dossier présenté dans les délais fixés par le programme local — renseignez-vous avant le départ, pas après.

Quels sont les effets : fichage, aide unique, interdiction de retour ?

Réponse directe : trois effets certains, un effet variable. Effets certains : l'aide est unique (jamais deux fois) ; vos empreintes et votre photographie sont enregistrées dans le fichier OSCAR (Outil de statistique et de contrôle de l'aide au retour), créé par le décret n° 2009-1310 du 26 octobre 2009, données conservées cinq ans à compter de la décision de l'OFII, avec pour seule finalité d'éviter un double versement — ce fichier n'est pas un fichier de police des frontières ; et partir exécute votre OQTF, ce qui clôt les recours en cours contre elle.

L'effet variable concerne l'interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) : l'ARV n'en crée aucune par elle-même, mais si votre OQTF en comportait une, elle continue de s'appliquer après le départ. Le départ volontaire dans les délais est précisément l'argument central pour en demander l'abrogation au préfet qui l'a prononcée, une fois de retour au pays. Vérifiez ce point sur votre OQTF avant de décider — et rappelez-vous que les délais de recours contre l'OQTF elle-même sont brefs : 1 mois en procédure ordinaire, 7 jours ou 48 heures dans les procédures accélérées (décret n° 2024-799), comme expliqué sur refus de régularisation : les recours.

Peut-on revenir légalement en France après un retour volontaire ?

Réponse directe : oui, juridiquement — le retour volontaire n'interdit pas de demander plus tard un visa de travail, d'études ou familial, dès lors qu'aucune IRTF n'est en vigueur. La délivrance reste à l'appréciation du consulat, et un passé de séjour irrégulier peut peser dans l'examen ; mais un départ volontaire documenté pèse moins lourd qu'un éloignement forcé. Le chemin légal du retour pour travailler passe alors par le visa salarié depuis l'étranger : offre d'emploi, autorisation de travail demandée par l'employeur, puis visa long séjour.

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Retour volontaire ou exécution forcée de l'OQTF : quelles différences ?

Réponse directe : le résultat migratoire est le même — le départ — mais les conditions diffèrent sur tous les plans. Le retour volontaire se prépare : date choisie, bagages organisés, allocation versée, scolarité des enfants terminée proprement, aide à la réinsertion possible, et un dossier consulaire futur qui mentionne un départ coopératif. L'exécution forcée peut passer par l'assignation à résidence ou la rétention administrative, un embarquement sous escorte sans allocation, et s'accompagne plus souvent d'une IRTF difficile à lever.

Cette comparaison n'est pas un conseil de partir : c'est une information sur les deux issues d'une OQTF devenue définitive. Tant que des voies de régularisation restent réalistes — par le travail (régularisation par le travail 2026), par la vie privée et familiale, ou pour les jeunes confiés à l'ASE (régularisation des jeunes majeurs ASE, un enjeu clé pour les familles avec adolescents) — elles méritent d'être examinées d'abord, avec un avocat ou une association. Le point complet sur ce qui est en vigueur et ce qui est annoncé est tenu à jour sur le hub circulaire Nuñez 2026.

Une décision à ne prendre ni seul ni sous pression

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'aide au retour volontaire, et qui peut la demander ?
Un dispositif OFII qui organise et finance le voyage de retour d'un étranger en situation irrégulière (hors UE/EEE/Suisse, présent en France depuis au moins trois mois) et verse une allocation forfaitaire par personne. Elle est facultative, relève d'un choix personnel et n'est accordée qu'une seule fois dans une vie.
Quels sont les montants de l'aide au retour en 2026 ?
Pour les pays soumis à visa : 1 200 € par personne si la demande suit l'OQTF d'un mois, 600 € entre deux et quatre mois, 400 € au-delà ; barème majoré jusqu'à 2 500 €, et jusqu'à 3 500 € dans le régime spécifique du littoral nord. Pays dispensés de visa : 300 € maximum. Montants susceptibles d'évoluer par arrêté.
Comment se déroule la procédure auprès de l'OFII ?
Contact avec la direction territoriale, dépôt de la demande avec enregistrement biométrique, validation et préparation du voyage (billets pris en charge, aide aux documents), départ avec versement de l'allocation, puis aide à la réinsertion éventuelle dans le pays de retour, sur dossier présenté dans les délais du programme local.
Quels sont les effets : fichage, aide unique, interdiction de retour ?
Trois effets certains : aide unique à vie, empreintes conservées cinq ans dans le fichier OSCAR (décret n° 2009-1310) pour éviter un double versement, et exécution de l'OQTF. L'ARV ne crée aucune interdiction de retour par elle-même ; seule une IRTF déjà prononcée avec l'OQTF continue de s'appliquer.
Peut-on revenir légalement en France après un retour volontaire ?
Oui, juridiquement : sans IRTF en vigueur, une demande de visa de travail, d'études ou familial reste possible — la délivrance demeure à l'appréciation du consulat. Un départ volontaire documenté est un meilleur point de départ qu'un éloignement forcé pour un futur visa salarié.
Retour volontaire ou exécution forcée de l'OQTF : quelles différences ?
Le retour volontaire se prépare : date choisie, allocation, réinsertion possible, dossier consulaire plus favorable. L'exécution forcée peut passer par la rétention, un embarquement sous escorte sans allocation et une IRTF plus difficile à lever. Les voies de régularisation réalistes méritent d'être examinées d'abord.
Comment prendre cette décision sans se tromper ?
Jamais seul ni sous pression : faites vérifier par une association ou un avocat vos délais de recours (1 mois, 7 jours ou 48 heures selon la procédure), vos voies de régularisation et la présence d'une IRTF. Le départ est irréversible : les recours deviennent sans objet et l'aide n'est jamais versée deux fois.

Sources & transparence

Page mise à jour le 13 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.