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Régularisations en France : toutes les statistiques 2024-2026, sourcées

Les régularisations en France passent par l'admission exceptionnelle au séjour (AES) : environ 31 250 titres délivrés en 2024 (−10 % sur un an), autour de 30 000 à 35 000 par an sous la circulaire Valls, puis un effondrement de 42 % sur les neuf premiers mois de 2025 après la circulaire Retailleau, avec seulement 1 655 titres « métiers en tension » sur l'année 2025. En face : 930 000 dossiers en attente dans les préfectures et 117 jours de délai moyen en 2025 selon l'instruction Nuñez du 5 avril 2026. Cette page rassemble tous les chiffres vérifiables en un seul endroit — chaque donnée avec sa source et son année.

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Combien de régularisations la France accorde-t-elle chaque année ?

Réponse directe : 31 250 admissions exceptionnelles au séjour en 2024 selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, en baisse de 10 % par rapport à 2023 (environ 34 700). Dans le détail 2024 : 20 090 régularisations pour motif familial et 10 330 pour motif travail, toutes deux en recul de 9 à 10 % sur un an. Ces AES représentent une part modeste de l'immigration légale : la France a délivré 336 700 premiers titres de séjour en 2024 (+1,8 %), dont un tiers à des étudiants — la régularisation n'est donc ni la première ni la principale porte d'entrée du séjour légal.

Sous la circulaire Valls (28 novembre 2012 - janvier 2025), le rythme était resté remarquablement stable : un peu moins de 30 000 personnes régularisées par an en moyenne selon les données rappelées lors de son abrogation, environ deux tiers pour motif familial et un tiers par le travail. La rupture intervient avec la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, dont les critères durcis (7 ans de présence pour la vie privée et familiale, exigence linguistique, refus assorti d'OQTF) sont détaillés sur circulaire Retailleau : les conditions — et l'effet statistique est immédiat, comme le montre le tableau ci-dessous.

Quels sont les chiffres clés de la régularisation, année par année ?

Réponse directe : voici la série complète des indicateurs vérifiables, chacun avec sa source et sa période :

IndicateurChiffrePériodeSource
Admissions exceptionnelles au séjour (AES)≈ 34 7002023Ministère de l'Intérieur (déduit de la baisse de 10 % publiée pour 2024)
Admissions exceptionnelles au séjour (AES)31 250, dont 20 090 famille et 10 330 travail2024Ministère de l'Intérieur, chiffres 2024
Évolution des AES après la circulaire Retailleau−42 %9 premiers mois de 2025Données ministérielles, dossier vérifié OuiJob
Titres « métiers en tension » (art. L. 435-4 du CESEDA)1 6552025Ministère de l'Intérieur
Dossiers étrangers en attente dans les préfectures930 000avril 2026Instruction Nuñez du 5 avril 2026 (NOR INTK2608979J)
Délai moyen de traitement d’un dossier117 jours (objectif : 55 jours)2025 → cible 2026Instruction Nuñez du 5 avril 2026
Rythme annuel sous la circulaire Vallsun peu moins de 30 000 / an2013-2024Public Sénat, décembre 2024
Premiers titres de séjour délivrés (toutes voies)336 700 (+1,8 %)2024Ministère de l'Intérieur, chiffres 2024
Bénéficiaires de l’aide médicale d’État (AME)≈ 465 000fin 2024Rapport du Sénat sur l’AME, 2025

Chiffres vérifiés le 13 juillet 2026. Les données 2025-2026 sont provisoires : les statistiques annuelles définitives du ministère de l'Intérieur paraissent en début d'année suivante.

Combien de personnes sans papiers vivent en France ?

Réponse directe : personne ne le sait précisément — aucun recensement n'est possible par définition — mais les fourchettes sérieuses convergent entre 500 000 et 700 000 personnes. Le seul indicateur administratif solide est l'aide médicale d'État : environ 465 000 bénéficiaires fin 2024 selon le Sénat (439 000 en juin 2023), réservée aux étrangers en situation irrégulière présents depuis au moins trois mois et sous plafond de ressources — un chiffre qui sous-estime ceux qui n'ouvrent pas leurs droits et surcompte temporairement des personnes déjà régularisées, comme l'explique notre page AME et soins de santé sans papiers.

Au-delà de cet indicateur, seules circulent des estimations politiques invérifiables : 600 000 avancé par Gérald Darmanin en 2021, 700 000 par Laurent Nuñez en 2025 — un ordre de grandeur jugé « plausible » par les démographes interrogés par franceinfo, sans pouvoir être confirmé. À l'échelle du pays, cela représente environ 1 % de la population ; rapporté aux 31 250 régularisations de 2024, moins d'une personne sans papiers sur quinze obtient un titre chaque année.

Que montrent les chiffres avant et après la circulaire Retailleau ?

Réponse directe : un décrochage sans précédent depuis 2012 — −42 % d'AES sur les neuf premiers mois de 2025, environ la moitié des dossiers déposés non instruits, et 1 655 titres métiers en tension sur l'année alors que le dispositif de l'article L. 435-4 visait précisément à fluidifier la voie travail. La comparaison des trois doctrines — Valls (5 ans de présence, oral élémentaire), Retailleau (7 ans, certification linguistique, refus valant en principe OQTF), et l'instruction Nuñez d'avril 2026 centrée sur les délais — est détaillée sur le comparatif Nuñez / Retailleau / Valls.

Ce décrochage nourrit lui-même la suite : les concertations menées en mai-juin 2026 par Laurent Nuñez et le ministère du Travail avec les partenaires sociaux ont acté que la voie travail s'était trop refermée, et une nouvelle circulaire — élargissement des listes, critères assouplis, pérennisation du dispositif — est attendue pour la fin 2026, sans publication à ce jour : le suivi factuel est sur nouvelle circulaire 2027 et le hub circulaire Nuñez 2026. En attendant, les conditions applicables restent celles décrites sur régularisation par le travail 2026.

Quels chiffres faut-il surveiller d'ici 2027 ?

Réponse directe : cinq indicateurs décideront du paysage 2027 — les voici, avec leur échéance :

  1. L'expiration du L. 435-4 au 31 décembre 2026Le dispositif métiers en tension est expérimental (loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, art. 27) : sans pérennisation, la seule voie travail codifiée disparaît fin 2026.
  2. La publication (ou non) de la circulaire annoncée fin 2026Listes élargies, critères assouplis, pérennisation : rien n'est publié au 13 juillet 2026 — méfiez-vous de toute page affirmant le contraire.
  3. Le délai moyen de traitement : de 117 vers 55 jours ?L'instruction Nuñez du 5 avril 2026 y consacre 500 ETP supplémentaires (+20 %) et 2 M€, avec la généralisation de l'attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'à 12 mois — voir l'API expliquée et les délais des titres de séjour.
  4. Le coût des titres pour les demandeursDepuis le 1er mai 2026 : 350 € en primo-délivrance, 250 € au renouvellement, plus 300 € de droit de visa de régularisation dont 100 € non remboursables au dépôt (art. 128, loi n° 2026-103 du 19 février 2026).
  5. La prochaine révision de la liste des métiers en tensionL'arrêté du 21 mai 2025 (art. L. 414-13 du CESEDA) est révisable : chaque révision redessine qui est éligible, région par région — suivez la liste des métiers en tension.

Comment ces statistiques sont-elles vérifiées ?

Que signifient ces chiffres pour votre propre dossier ?

Réponse directe : la voie est étroite — 1 655 titres métiers en tension en 2025 — mais elle est réelle, et elle favorise les dossiers complets déposés dans les secteurs où la pénurie est incontestée. Les cuisiniers sont listés dans les 13 régions de l'arrêté du 21 mai 2025 et les saisonniers agricoles largement couverts : les réalités de terrain sont détaillées sur régularisation en restauration et cuisine et régularisation en agriculture et travail saisonnier, et le panorama sectoriel national sur métiers en tension en France.

Dans un système où moins d'un dossier sur deux était instruit en 2025, la qualité du dossier fait la différence : preuves d'activité datées, promesse d'embauche conditionnelle, français certifié. Créez votre profil OuiJob — 100 % gratuit pour le candidat (article L5321-3 du Code du travail) — et postulez aux offres en métiers en tension : une promesse d'embauche conditionnelle peut renforcer votre dossier, et votre profil est prêt le jour où votre titre est délivré. Le parcours est décrit sur notre accompagnement gratuit ; OuiJob ne promet jamais une régularisation — les chiffres ci-dessus rappellent pourquoi personne ne le peut honnêtement.

Questions fréquentes

Combien de régularisations la France accorde-t-elle chaque année ?
31 250 admissions exceptionnelles au séjour en 2024 (dont 20 090 pour motif familial et 10 330 par le travail), en baisse de 10 % par rapport à 2023 (environ 34 700). Sous la circulaire Valls, le rythme était resté stable autour d'un peu moins de 30 000 régularisations par an entre 2013 et 2024.
Quels sont les chiffres clés de la régularisation en 2025-2026 ?
−42 % d'AES sur les neuf premiers mois de 2025 après la circulaire Retailleau, 1 655 titres métiers en tension délivrés en 2025, 930 000 dossiers en attente dans les préfectures et 117 jours de délai moyen selon l'instruction Nuñez du 5 avril 2026, qui fixe un objectif de 55 jours.
Combien de personnes sans papiers vivent en France ?
Aucun chiffre officiel n'existe. L'indicateur le plus solide est l'AME : environ 465 000 bénéficiaires fin 2024 selon le Sénat. Les estimations politiques vont de 600 000 (Darmanin, 2021) à 700 000 (Nuñez, 2025), un ordre de grandeur jugé plausible par les démographes mais invérifiable — soit environ 1 % de la population.
Que montrent les chiffres avant et après la circulaire Retailleau ?
Une rupture nette : d'environ 30 000 à 35 000 régularisations par an sous Valls (2013-2024), la France passe à −42 % sur les neuf premiers mois de 2025, avec près de la moitié des dossiers non instruits. C'est ce constat qui a ouvert les concertations de 2026 sur une nouvelle circulaire, toujours non publiée.
Quels chiffres faut-il surveiller d'ici 2027 ?
Cinq indicateurs : l'expiration du L. 435-4 au 31 décembre 2026, la publication de la circulaire annoncée fin 2026, la trajectoire du délai moyen (117 jours vers 55), le coût des titres (350 € primo-délivrance et 300 € de droit de visa depuis le 1er mai 2026) et les révisions de l'arrêté métiers en tension.
Comment ces statistiques sont-elles vérifiées ?
Chaque chiffre est daté et rattaché à une source publique (ministère de l'Intérieur, Sénat, instruction Nuñez, presse parlementaire), vérifiée le 13 juillet 2026. Les données 2025-2026 restent provisoires, et les estimations du nombre de sans-papiers sont présentées comme des estimations, jamais comme des faits.
Que signifient ces chiffres pour votre propre dossier ?
La voie est étroite mais réelle : 1 655 titres métiers en tension en 2025, dans un système où moins d'un dossier sur deux était instruit. La qualité du dossier fait la différence — preuves d'activité datées, promesse d'embauche conditionnelle, français certifié — sans que personne ne puisse garantir la décision du préfet.

Sources & transparence

Page mise à jour le 13 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.