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Régularisation dans le BTP : quels métiers en tension et quelles preuves en 2026
La régularisation dans le BTP repose sur l'article L. 435-4 du CESEDA : un ouvrier du bâtiment sans titre de séjour peut obtenir une carte « travailleur temporaire » ou « salarié » d'un an s'il justifie de 3 ans de présence en France et de 12 mois d'activité salariée sur les 24 derniers mois dans un métier en tension de sa région. Le BTP est le secteur le plus représenté dans l'arrêté du 21 mai 2025 : chacune des 13 régions métropolitaines liste plusieurs métiers du bâtiment. Cette page détaille les métiers réellement listés, région par région, et les preuves d'activité propres au chantier — carte BTP et intérim compris.
100 % gratuit pour le candidat — article L5321-3 du Code du travail.
Quels métiers du BTP figurent dans la liste des métiers en tension ?
Réponse directe : d'après notre lecture de l'annexe de l'arrêté du 21 mai 2025, les maçons sont listés dans 12 régions sur 13 (toutes sauf l'Île-de-France), les ouvriers non qualifiés du gros œuvre dans 11 régions, les ouvriers non qualifiés du second œuvre dans 11 régions (dont l'Île-de-France) et les ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment dans 12 régions. Le BTP est ainsi la première famille de métiers du dispositif prévu à l'article L. 435-4 du CESEDA, détaillé sur notre guide de la régularisation par le travail en 2026.
D'autres intitulés sont listés plus localement : couvreurs (Île-de-France, Occitanie, PACA), électriciens du bâtiment (Corse, Grand Est, PACA), conducteurs d'engins du BTP (Corse, PACA), charpentiers bois ou métal selon les régions, chefs de chantier et conducteurs de travaux non cadres (6 régions dont l'Île-de-France). À l'inverse, soyons honnêtes : l'intitulé « plombiers, chauffagistes » n'apparaît dans aucune région de l'arrêté. Un plombier peut en revanche être éligible si son bulletin de paie porte un intitulé réellement exercé et listé — par exemple ouvrier du second œuvre — ou envisager un autre fondement d'admission exceptionnelle au séjour. La liste complète, région par région, est décryptée sur notre page liste des métiers en tension pour la régularisation.
Dans quelles régions votre métier du bâtiment est-il reconnu ?
Réponse directe : la couverture varie fortement — un maçon est couvert presque partout, un couvreur dans 3 régions seulement. Synthèse de notre lecture de l'annexe de l'arrêté du 21 mai 2025 :
| Intitulé officiel (arrêté du 21 mai 2025) | Régions où le métier est listé | Lecture pratique |
|---|---|---|
| Maçons | 12 régions — toutes sauf l'Île-de-France | Un maçon francilien peut examiner une mobilité vers une région limitrophe où le métier est listé |
| Ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment | 11 régions (ni Île-de-France, ni Centre-Val de Loire) | Intitulé fréquent sur les bulletins des manœuvres de chantier |
| Ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment | 11 régions, dont l'Île-de-France | Souvent la voie des aides plaquistes, aides peintres et manœuvres de finition en région parisienne |
| Ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition | 12 régions (toutes sauf Bretagne) | Peintres en bâtiment, plaquistes qualifiés, façadiers |
| Couvreurs | Île-de-France, Occitanie, PACA | Couverture régionale étroite : vérifiez votre région avant de déposer |
| Électriciens du bâtiment | Corse, Grand Est, PACA | Ailleurs, l'intitulé « ouvriers qualifiés de l'électricité » est parfois listé (ex. PACA, Île-de-France) |
| Plombiers, chauffagistes | Aucune région | Métier absent de l'arrêté : voir les alternatives présentées plus bas |
Lecture OuiJob de l'annexe de l'arrêté du 21 mai 2025 (art. L. 414-13 du CESEDA), vérifiée le 12 juillet 2026. Avant tout dépôt, vérifiez l'intitulé exact et votre région dans le texte intégral sur Légifrance (lien en bas de page) : la liste peut être modifiée par un nouvel arrêté.
Comment prouver vos 12 mois d'activité sur les chantiers ?
Réponse directe : par un faisceau de documents propres au BTP — bulletins de paie (y compris d'intérim), carte BTP, contrats de mission et virements bancaires. Constituez le dossier dans cet ordre :
- Rassemblez tous vos bulletins de paie, entreprise par entreprise — L'article L. 435-4 du CESEDA exige 12 mois d'activité salariée sur les 24 derniers mois, consécutifs ou non : les missions courtes chez plusieurs employeurs se cumulent. Le mode de calcul et les pièges sont détaillés sur notre page fiches de paie et régularisation.
- Ajoutez votre carte BTP (carte d'identification professionnelle) — Obligatoire depuis 2017 pour tout salarié accomplissant des travaux de bâtiment ou de travaux publics, intérimaires compris, elle est délivrée par CIBTP France pour 5 ans à la demande de l'employeur. C'est une preuve datée et nominative d'activité dans le secteur, précieuse en complément des bulletins.
- Joignez contrats de mission et relevés d'heures d'intérim — Le BTP recourt massivement à l'intérim : chaque contrat de mission, chaque relevé d'heures et chaque certificat de travail d'agence documente une période précise. Les bulletins d'intérim ont la même valeur que ceux d'un CDI.
- Complétez par les virements bancaires de salaire — Des relevés bancaires montrant des virements réguliers corroborent les bulletins. Le travail payé en espèces sans déclaration ne compte pas : c'est la première cause d'échec des dossiers du secteur.
- Vérifiez la cohérence entre intitulé de poste et métier listé — Le métier inscrit sur vos bulletins doit correspondre à un intitulé en tension de votre région — par exemple via les déclinaisons régionales Île-de-France ou PACA (39 métiers listés).
Faut-il l'accord de votre employeur ou de l'agence d'intérim ?
Non. Depuis la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, le salarié dépose seul sa demande en préfecture, sans accord de l'employeur ni formulaire Cerfa signé — une rupture avec la circulaire Valls de 2012, qui plaçait l'ouvrier sous la dépendance de son patron. Ni l'entreprise utilisatrice ni l'agence d'intérim n'ont à valider votre démarche.
L'employeur garde en revanche ses obligations : déclarer le salarié, verser les cotisations, remettre les bulletins. Un chef d'entreprise du bâtiment qui souhaite sécuriser la situation d'un ouvrier trouvera la marche à suivre côté employeur sur notre guide régularisation des métiers en tension. Rappelons enfin l'ampleur du blocage actuel : selon les chiffres relayés par la presse, seuls 1 655 titres « métiers en tension » ont été délivrés en 2025, et les admissions exceptionnelles au séjour ont chuté de 42 % sur les neuf premiers mois d'application de la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025.
Que risquez-vous en cas de refus du préfet ?
Pourquoi les ouvriers du BTP doivent-ils agir avant le 31 décembre 2026 ?
Parce que l'article L. 435-4 est un dispositif expérimental qui expire le 31 décembre 2026, comme l'explique notre page régulariser avant le 31 décembre 2026. Une nouvelle circulaire, préparée par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, est annoncée pour fin 2026 avec des listes élargies — mais elle n'est pas publiée et rien ne garantit son contenu. Un ouvrier qui réunit déjà 3 ans de présence (justifiables via notre guide des justificatifs de 3 ans de présence) et 12 bulletins sur 24 mois a intérêt à déposer un dossier complet en préfecture sous le cadre légal certain. Le contexte d'ensemble — instruction Nuñez du 5 avril 2026, objectif de délais à 55 jours contre 117 jours en 2025 — est analysé sur le hub circulaire Nuñez 2026.
Une fois régularisé, vous accédez au marché du travail légal d'un secteur en pénurie chronique de main-d'œuvre. Créez alors votre profil candidat sur OuiJob : le service est 100 % gratuit pour le candidat (article L5321-3 du Code du travail), comme détaillé sur notre page accompagnement gratuit, et les entreprises du bâtiment recrutent toute l'année sur notre espace emploi BTP. OuiJob ne promet jamais une régularisation — personne ne le peut, la décision appartient au seul préfet.
Questions fréquentes
Quels métiers du BTP figurent dans la liste des métiers en tension ?
Dans quelles régions un métier du bâtiment est-il reconnu en tension ?
Comment prouver 12 mois d'activité sur les chantiers ?
Faut-il l'accord de son employeur ou de son agence d'intérim ?
Que risque un ouvrier du BTP en cas de refus du préfet ?
Pourquoi agir avant le 31 décembre 2026 ?
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Sources & transparence
- Arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers en tension — Légifrance — Annexe région par région : maçons, ouvriers du gros œuvre et du second œuvre, peinture-finition, couvreurs, électriciens du bâtiment(vérifié le 12/07/2026)
- Loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, article 27 — Légifrance — Article L. 435-4 du CESEDA : 3 ans de résidence, 12 mois d'activité sur 24, dépôt sans accord de l'employeur, expiration au 31 décembre 2026(vérifié le 12/07/2026)
- Service-public.fr (Entreprendre) — Carte d'identification professionnelle d'un salarié du BTP — Carte BTP obligatoire pour les salariés effectuant des travaux de bâtiment ou de travaux publics, intérimaires compris(vérifié le 12/07/2026)
- Circulaire du 23 janvier 2025 (NOR : INTK2435521J) — Légifrance — Orientations AES en vigueur : caractère exceptionnel, OQTF en cas de refus, exigences d'intégration(vérifié le 12/07/2026)
- InfoMigrants — Baisse de 42 % des régularisations depuis la circulaire Retailleau — Chute de 42 % des admissions exceptionnelles au séjour sur les neuf premiers mois de 2025(vérifié le 12/07/2026)
Page mise à jour le 12 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.