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Le statut « jeune professionnel » franco-tunisien (accord du 28 avril 2008)

Le statut jeune professionnel permet à un Tunisien de 18 à 35 ans d'aller perfectionner ses compétences en France via un contrat de 3 à 24 mois, dans la limite d'un quota de 1 500 personnes par an. C'est la voie la plus rapide pour un jeune diplômé.

Services consulaires et OFII entre la France et le Maroc — illustration

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Les conditions du statut jeune professionnel

Prévu par l'accord-cadre franco-tunisien du 28 avril 2008.

  • Avoir entre 18 et 35 ansCondition d'âge stricte à la date du dépôt de la demande.
  • Être de nationalité tunisienneLe statut est réservé aux ressortissants tunisiens au titre de l'accord bilatéral.
  • Avoir une qualification ou une expérienceLe séjour vise le perfectionnement professionnel et linguistique dans le domaine de formation.
  • Disposer d'un contrat de 3 à 24 moisConclu avec un employeur français, renouvelable une fois dans la limite des 24 mois.
  • Entrer dans le quota annuelUn contingent de 1 500 jeunes professionnels par an (rapport sénatorial n°304 du 5 février 2025).

Un atout décisif : pas d'opposabilité de la situation de l'emploi

La démarche, pas à pas

En Tunisie, la filière organisée passe par l'ANETI (Agence Nationale pour l'Emploi et le Travail Indépendant) et son service international, notamment via le programme THAMM+ OFII relancé le 8 avril 2026. Une fois le contrat signé, l'employeur fait viser le contrat par les services français, puis vous déposez votre demande de visa long séjour chez TLScontact (Tunis ou Sfax).

À l'arrivée, le visa doit être validé auprès de l'OFII dans les 3 mois. Pour le détail de l'autorisation de travail côté employeur et de la procédure visa complète, consultez nos pages dédiées. Le statut jeune professionnel ne mène pas directement à une installation longue durée : à son terme, un changement de statut (salarié) est nécessaire pour rester.

OuiJob vous oriente vers la bonne voie

OuiJob accompagne gratuitement les candidats tunisiens à chaque étape : vérification du dossier, mise en relation avec un employeur français, suivi jusqu'à l'arrivée et la validation OFII. Le service est 100 % gratuit pour le candidat (article L5321-3 du Code du travail) — aucun intermédiaire ne doit vous facturer un placement ou un visa « garanti ».

Créez votre compte en quelques minutes pour être suivi par un conseiller et accéder aux offres ouvertes aux Tunisiens, qu'elles relèvent de l'accord franco-tunisien de 2008 ou du droit commun.

Questions fréquentes

Quel âge faut-il pour être jeune professionnel ?
Entre 18 et 35 ans à la date de la demande. Au-delà, il faut passer par la voie salarié de droit commun ou par la liste des 77 métiers de l'accord 2008.
Combien de jeunes professionnels tunisiens sont admis par an ?
Le quota annuel est de 1 500 personnes (rapport d'information sénatorial n°304 du 5 février 2025). C'est un contingent indicatif, distinct des 3 500 places de l'Annexe I.
Quelle est la durée du contrat ?
De 3 à 24 mois. Le contrat est renouvelable une fois, sans pouvoir dépasser au total 24 mois de séjour au titre de ce statut.
Mon métier doit-il figurer sur une liste précise ?
Non. Contrairement à la voie des 77 métiers, le statut jeune professionnel ne suppose pas que le métier figure sur une liste : il vise le perfectionnement professionnel.
Comment candidater depuis la Tunisie ?
La filière la plus structurée passe par l'ANETI et le programme THAMM+ OFII (sessions de recrutement avec des employeurs français). Vous pouvez aussi être recruté directement par un employeur.
Puis-je rester en France après les 24 mois ?
Pas automatiquement : à l'échéance, il faut un changement de statut (par exemple vers un titre salarié) appuyé sur un nouveau contrat, sinon le séjour prend fin.
Dois-je payer pour accéder à ce statut ?
Non. Le placement est gratuit pour le candidat (article L5321-3 du Code du travail). Seuls les frais officiels de visa (99 €) et de validation OFII sont dus, jamais une commission privée.

Sources & transparence

Page mise à jour le 4 juin 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.