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La procédure d’introduction OFII pour faire venir un salarié étranger

La procédure d’introduction permet à un employeur de faire venir légalement un salarié résidant hors Union européenne pour un poste en France. Voici, étape par étape, le rôle de l’OFII, l’autorisation de travail, le visa VLS-TS, la visite médicale, la taxe employeur et les délais réalistes.

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Qu’est-ce que la procédure d’introduction (OFII), exactement ?

La procédure d’introduction est la voie légale qui permet à un employeur de faire venir en France un salarié résidant à l’étranger, hors Union européenne, pour occuper un emploi salarié. Elle porte ce nom parce que l’on « introduit » sur le territoire un travailleur qui n’y réside pas encore : c’est l’introduction de main-d’œuvre étrangère.

Il faut la distinguer du changement de statut, réservé aux étrangers déjà présents en France (un étudiant qui passe salarié, par exemple). L’introduction, elle, part de zéro : le candidat est encore dans son pays et doit obtenir à la fois le droit de travailler et le droit de séjourner avant d’arriver. Elle enchaîne donc deux briques : une demande d’autorisation de travail → déposée par l’employeur, puis un visa long séjour, délivré au salarié par le consulat, qui vaut titre de séjour salarié → dès sa validation en France.

L’OFII — Office français de l’immigration et de l’intégration — est l’opérateur de l’État qui pilote cette immigration professionnelle : il perçoit la taxe due par l’employeur, organise la visite médicale et suit l’arrivée du salarié. C’est cette procédure, du dépôt du dossier à la prise de poste, que nous détaillons ci-dessous.

Quelles sont les étapes de la procédure d’introduction, dans l’ordre ?

De la vérification préalable à la prise de poste, l’introduction suit un enchaînement précis, en partie côté employeur (autorisation, taxe) et en partie côté salarié (visa, visite médicale). Voici les étapes, dans l’ordre :

  1. Vérifier l’éligibilité du recrutementle candidat réside hors UE, EEE et Suisse ; le poste est réel, avec une rémunération au moins égale au SMIC et conforme à la convention collective applicable.
  2. Déposer la demande d’autorisation de travaill’employeur saisit le dossier sur la plateforme numérique du ministère de l’Intérieur ; il est instruit par le service de main-d’œuvre étrangère rattaché à la DREETS.
  3. Obtenir la décision et le contrat de travail viséen cas d’accord, le contrat de travail visé (validé) par l’administration est transmis aux autorités consulaires. La situation de l’emploi n’est pas opposable si le poste figure sur la liste des métiers en tension (art. L.414-13 du CESEDA).
  4. Demander le visa long séjour (VLS-TS)le salarié dépose au consulat de France de son pays une demande de visa long séjour valant titre de séjour, mention « salarié » (CDI) ou « travailleur temporaire » (CDD).
  5. Passer la visite médicale de l’OFIIune visite médicale organisée par l’OFII conditionne la délivrance puis la validation du titre ; selon le pays, elle a lieu avant le départ ou peu après l’arrivée en France.
  6. Acquitter la taxe employeur auprès de l’OFIIl’employeur règle la taxe d’introduction due à l’OFII, dont le montant dépend du salaire et de la durée du contrat. Elle n’est jamais à la charge du candidat.
  7. Délivrance du visa et entrée en Francemuni de son VLS-TS, le salarié entre légalement sur le territoire pour rejoindre son poste.
  8. Valider le VLS-TS et finaliser l’embauchele salarié valide son visa en ligne dans les trois mois suivant l’arrivée ; l’employeur réalise la déclaration préalable à l’embauche (DPAE) et la visite d’information et de prévention, comme pour tout salarié.

Quel est le rôle de l’OFII dans l’introduction ?

L’OFII est un établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur. C’est l’opérateur de l’immigration professionnelle : dès qu’un salarié est recruté depuis l’étranger, c’est lui qui orchestre la partie « accueil » de la procédure, une fois l’autorisation de travail accordée par la DREETS.

Concrètement, l’OFII assure trois missions dans l’introduction : il perçoit la taxe due par l’employeur, il organise la visite médicale du salarié, et il accompagne l’installation (information sur les droits, orientation vers le parcours d’intégration lorsque le titre l’exige). Il dispose de représentations à l’étranger, notamment au Maghreb, ce qui fluidifie la logistique des dossiers marocains, algériens et tunisiens.

L’OFII n’attribue pas lui-même le droit de travailler — cela reste la compétence de la DREETS — ni le visa, délivré par le consulat. Son rôle est celui d’un chef d’orchestre opérationnel de l’arrivée : sans son intervention (taxe acquittée, visite médicale passée), le titre de séjour du salarié ne peut être finalisé.

Quelle taxe l’employeur doit-il verser à l’OFII ?

L’introduction d’un salarié étranger déclenche une taxe due par l’employeur — et par lui seul. Ce n’est pas un forfait unique : son montant varie selon la nature et la durée du contrat. Le barème exact est fixé et réactualisé par l’OFII ; voici sa logique :

Type de contratBase de la taxe employeurRedevable
CDI ou CDD de 12 mois et plusPourcentage du salaire mensuel brut versé, dans la limite d’un plafondEmployeur
CDD de 3 à moins de 12 moisMontant forfaitaire selon la tranche de salaireEmployeur
Contrat de travail saisonnierMontant forfaitaire par mois d’activité salariéeEmployeur

Barème fixé et réévalué par l’OFII — reportez-vous à la source officielle pour les montants en vigueur. Cette taxe est <strong>toujours à la charge de l’employeur</strong> : le candidat ne verse jamais rien pour son placement ni pour ces démarches (article L5321-3 du Code du travail). Elle ne doit pas être confondue avec le droit de timbre que le salarié acquitte, lui, pour la validation de son propre titre de séjour.

Que doit fournir l’employeur pour constituer le dossier ?

L’employeur est le pilote administratif de l’introduction : c’est lui qui ouvre le dossier et fournit l’essentiel des pièces. Le socle attendu : un justificatif d’immatriculation de l’entreprise (extrait Kbis, avis SIRENE), un contrat de travail ou une promesse d’embauche daté et signé, une fiche de poste précisant la qualification requise, et le justificatif des recherches menées (diffusion de l’offre).

S’y ajoutent les pièces du salarié — passeport en cours de validité, CV, diplômes et justificatifs d’expérience — qu’il transmet à l’employeur. La rémunération proposée doit être au moins égale au SMIC et respecter la convention collective. Nous détaillons la liste complète et le fonctionnement de la plateforme dans notre guide de la demande d’autorisation de travail →.

Enfin, l’employeur supporte le coût de l’opération : la taxe OFII et, le cas échéant, les frais de recrutement et d’installation. Pour chiffrer l’ensemble avant de vous lancer, consultez notre page sur le coût d’un recrutement à l’étranger →. Le candidat, lui, n’a aucun de ces frais à sa charge.

Combien de temps prend la procédure d’introduction ?

Il faut raisonner en mois, pas en semaines. L’instruction de l’autorisation de travail par la DREETS peut prendre jusqu’à deux mois ; à défaut de réponse dans ce délai, la demande est réputée rejetée (le silence de l’administration vaut refus), ce qui oblige à recommencer ou à contester.

Vient ensuite l’étape consulaire : la demande de visa long séjour prend généralement plusieurs semaines, auxquelles s’ajoutent la prise de rendez-vous, la visite médicale de l’OFII et la logistique du départ. En pratique, il faut souvent compter de trois à six mois entre le lancement du dossier et la prise de poste effective.

Deux leviers raccourcissent ce calendrier : viser un métier en tension (la situation de l’emploi n’étant pas opposable, l’instruction est allégée) et préparer un dossier complet du premier coup, pour éviter les demandes de pièces complémentaires qui rallongent l’instruction. C’est précisément ce que nous sécurisons pour vous.

La procédure d’introduction s’applique-t-elle aux saisonniers ?

Peut-on déléguer toute la procédure OFII à OuiJob ?

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la procédure d’introduction (OFII), exactement ?
C’est la voie légale qui permet à un employeur de faire venir en France un salarié résidant hors UE pour un emploi. Elle combine une demande d’autorisation de travail (déposée par l’employeur) et un visa long séjour délivré au salarié par le consulat, sous le pilotage de l’OFII.
Quelles sont les étapes de la procédure d’introduction, dans l’ordre ?
Vérifier l’éligibilité, déposer la demande d’autorisation de travail (plateforme du ministère de l’Intérieur, instruction DREETS), obtenir la décision et le contrat visé, demander le visa VLS-TS au consulat, passer la visite médicale OFII, acquitter la taxe employeur, entrer en France, puis valider le VLS-TS et réaliser la DPAE.
Quel est le rôle de l’OFII dans l’introduction ?
L’OFII est l’opérateur de l’immigration professionnelle : il perçoit la taxe due par l’employeur, organise la visite médicale du salarié et accompagne son installation. Il n’attribue ni l’autorisation de travail (compétence DREETS) ni le visa (consulat), mais orchestre l’arrivée.
Quelle taxe l’employeur doit-il verser à l’OFII ?
Une taxe d’introduction, à sa seule charge, dont le montant dépend du contrat : un pourcentage du salaire mensuel (plafonné) pour un CDI ou un CDD de 12 mois et plus, un forfait pour un CDD de 3 à 12 mois, un forfait par mois pour un saisonnier. Le barème est fixé par l’OFII. Le candidat ne paie jamais rien (article L5321-3).
Que doit fournir l’employeur pour constituer le dossier ?
Un justificatif d’immatriculation (Kbis), un contrat ou une promesse d’embauche daté et signé, une fiche de poste et le justificatif des recherches, une rémunération au moins égale au SMIC. Le salarié fournit passeport, CV et diplômes. L’employeur supporte aussi la taxe OFII et les frais d’installation.
Combien de temps prend la procédure d’introduction ?
L’instruction de l’autorisation de travail peut durer jusqu’à deux mois (le silence vaut refus), puis s’ajoutent le visa consulaire et la visite médicale. En pratique, comptez souvent de trois à six mois entre le dépôt et la prise de poste ; un métier en tension et un dossier complet raccourcissent le délai.
La procédure d’introduction s’applique-t-elle aux saisonniers ?
Oui, via une introduction et une carte « travailleur saisonnier » qui autorise jusqu’à six mois de travail par an. La taxe OFII y est forfaitaire, calculée par mois d’activité, et l’employeur doit en principe garantir un logement décent au salarié pendant la saison.
Peut-on déléguer toute la procédure OFII à OuiJob ?
Oui. OuiJob pilote l’introduction de bout en bout : sourcing au Maghreb, autorisation de travail, coordination consulat/OFII (taxe, visite médicale), contrat conforme et suivi jusqu’à la prise de poste. Vous recevez un salarié prêt à l’emploi et le candidat ne paie jamais rien.

Sources & transparence

Page mise à jour le 7 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.