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Régularisation en restauration : cuisiniers, plonge et serveurs face aux métiers en tension
La régularisation d'un travailleur de la restauration s'appuie sur l'article L. 435-4 du CESEDA : 3 ans de présence en France et 12 mois d'activité salariée sur les 24 derniers mois dans un métier en tension de sa région, jusqu'au 31 décembre 2026. Vérification faite dans l'arrêté du 21 mai 2025 : les cuisiniers sont listés dans les 13 régions métropolitaines, les aides de cuisine et employés polyvalents (la plonge) dans 12 régions — mais pas en Île-de-France —, les serveurs dans 9 régions seulement. Cette page détaille qui est couvert, où, et comment prouver son activité quand on enchaîne les extras.
100 % gratuit pour le candidat — article L5321-3 du Code du travail.
Cuisinier, plongeur, serveur : qui figure dans la liste des métiers en tension ?
Réponse directe : d'après notre lecture de l'annexe de l'arrêté du 21 mai 2025, « cuisiniers » et « employés de l'hôtellerie » sont listés dans les 13 régions métropolitaines ; « aides de cuisine, apprentis de cuisine et employés polyvalents de la restauration » — l'intitulé qui couvre la plonge — dans 12 régions, toutes sauf l'Île-de-France ; « serveurs de cafés restaurants » dans 9 régions ; « chefs cuisiniers » dans 7. Le détail région par région est sur notre page liste des métiers en tension pour la régularisation.
Conséquence à connaître avant de déposer : un plongeur ou un serveur parisien n'exerce pas, au sens de l'arrêté, un métier en tension dans sa région — les serveurs sont aussi absents des listes de PACA, de Bretagne et de Corse. Trois pistes honnêtes dans ce cas : vérifier l'intitulé réellement porté sur vos bulletins (un employé polyvalent qui fait aussi le service peut relever d'« employés de l'hôtellerie », listé partout, si c'est la réalité du poste) ; envisager une mobilité vers une région où le métier est listé, par exemple celles décrites sur notre page Auvergne-Rhône-Alpes ; ou examiner un autre fondement d'admission exceptionnelle au séjour. Ne faites jamais modifier artificiellement un intitulé de poste : c'est une fraude qui condamne le dossier.
Votre poste en restauration est-il couvert dans votre région ?
Réponse directe : la cuisine est couverte partout, la salle ne l'est que dans 9 régions. Synthèse vérifiée de l'annexe de l'arrêté du 21 mai 2025 :
| Intitulé officiel (arrêté du 21 mai 2025) | Régions où le métier est listé | Postes concernés en pratique |
|---|---|---|
| Cuisiniers | Les 13 régions métropolitaines | Cuisinier, commis de cuisine confirmé, second de cuisine |
| Aides de cuisine, apprentis de cuisine et employés polyvalents de la restauration | 12 régions — toutes sauf l'Île-de-France | Plongeur, aide de cuisine, équipier polyvalent de restauration rapide |
| Employés de l'hôtellerie | Les 13 régions métropolitaines | Réceptionniste, femme/valet de chambre, employé polyvalent d'hôtel |
| Serveurs de cafés restaurants | 9 régions — ni Île-de-France, ni PACA, ni Bretagne, ni Corse | Serveur, chef de rang, garçon de café |
| Chefs cuisiniers | 7 régions (dont Grand Est, Normandie, Occitanie, PACA) | Chef de cuisine, chef gérant |
Lecture OuiJob de l'annexe de l'arrêté du 21 mai 2025 (art. L. 414-13 du CESEDA), vérifiée le 12 juillet 2026. Avant tout dépôt, contrôlez l'intitulé exact et votre région dans le texte intégral sur Légifrance : un nouvel arrêté peut modifier ces listes.
Comment prouver 12 mois de travail avec des extras et des heures sup ?
Réponse directe : seul le travail déclaré compte — mais les extras déclarés produisent de vrais bulletins, et les 12 mois exigés par l'article L. 435-4 du CESEDA peuvent être non consécutifs. Méthode propre au secteur :
- Rassemblez les bulletins de chaque établissement, même pour un seul service — En hôtellerie-restauration, les extras sont embauchés en CDD d'usage : chaque vacation déclarée génère un bulletin de paie. Dix employeurs différents sur 24 mois se cumulent — le mode de calcul est détaillé sur notre page fiches de paie et régularisation.
- Croisez bulletins et relevés bancaires — Les virements de salaire corroborent les bulletins et comblent les périodes où un employeur a disparu ou refuse de rééditer un document.
- Sachez ce qui ne compte pas — Les services payés en espèces sans déclaration, les pourboires et les heures supplémentaires non déclarées ne laissent aucune trace recevable. Une salle comble ne remplace pas un bulletin : seul le déclaré construit votre dossier.
- Complétez avec vos preuves de présence sur 3 ans — Soins, factures, transferts d'argent, attestations datées : voyez la méthode complète sur notre guide des justificatifs de 3 ans de présence en France.
- Montez le dossier avant tout passage en préfecture — Environ la moitié des dossiers déposés en 2025 n'ont pas été instruits, souvent car incomplets : suivez la check-list de notre page dossier de régularisation en préfecture.
Faut-il l'accord de votre patron de restaurant pour déposer ?
Non. Depuis la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, la demande fondée sur l'article L. 435-4 du CESEDA se dépose sans accord de l'employeur : ni signature, ni Cerfa, ni information préalable du gérant. C'est une protection décisive dans un secteur où la peur de perdre sa place au premier mot sur les papiers est répandue. Le restaurateur conserve ses obligations propres — déclarer chaque service, remettre les bulletins, payer les cotisations — et s'expose à des sanctions pour travail dissimulé s'il y manque.
La demande reste toutefois une décision discrétionnaire du préfet, dans un cadre durci : la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025 exige un français certifié et réaffirme le caractère exceptionnel de l'admission au séjour. Résultat mesuré : 1 655 titres « métiers en tension » délivrés en 2025 seulement, et une chute de 42 % des admissions exceptionnelles au séjour sur les neuf premiers mois d'application du texte. Le comparatif complet des règles est sur notre page Nuñez, Retailleau, Valls : le comparatif.
Que demandent les patrons de la restauration (UMIH) sur la régularisation ?
Fait notable : dans l'hôtellerie-restauration, le patronat pousse pour élargir la régularisation. L'UMIH, principale organisation d'employeurs du secteur, juge la liste du 21 mai 2025 très insuffisante et demande que les métiers essentiels de l'hôtellerie-restauration soient reconnus en tension sur tout le territoire, sur le modèle du secteur agricole ; sa branche saisonniers souligne que les conditions de la circulaire Retailleau sont « très difficiles à remplir ». Le secteur prévoit plus de 200 000 recrutements en 2026 selon les estimations de France Travail relayées par la presse spécialisée.
Ces demandes rejoignent les pistes évoquées lors des concertations réunies en mai-juin 2026 par Laurent Nuñez (Intérieur) et Jean-Pierre Farandou (Travail) : élargir les listes de métiers, assouplir les critères, pérenniser le dispositif. Mais la nouvelle circulaire attendue n'est pas publiée — son état d'avancement est suivi sur notre page nouvelle circulaire de régularisation 2027 et sur le hub circulaire Nuñez 2026. Tant qu'elle ne l'est pas, seul le cadre actuel fait foi : si vous êtes éligible, notre page déposer avant le 31 décembre 2026 explique pourquoi il ne faut pas attendre.
Un refus peut-il déboucher sur une OQTF ?
Et une fois régularisé : quel avenir en cuisine ou en salle ?
Avec la carte « travailleur temporaire » ou « salarié » d'un an obtenue, vous travaillez au grand jour dans un secteur structurellement en manque de bras — cuisiniers et employés de l'hôtellerie sont en tension dans les 13 régions. Créez alors votre profil candidat sur OuiJob : c'est 100 % gratuit pour le candidat (article L5321-3 du Code du travail), comme expliqué sur notre page accompagnement gratuit, et les restaurateurs qui recrutent publient leurs offres sur notre espace emploi restauration. OuiJob ne vend ni dossier ni « régularisation garantie » : personne ne peut promettre la décision d'un préfet.
Questions fréquentes
Cuisinier, plongeur, serveur : qui figure dans la liste des métiers en tension ?
Mon poste est-il couvert dans ma région ?
Comment prouver 12 mois de travail avec des extras ?
Faut-il l'accord de son patron de restaurant pour déposer ?
Quelle est la position de l'UMIH sur la régularisation ?
Un refus peut-il déboucher sur une OQTF ?
Que faire une fois régularisé ?
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Régularisation par le travail 2026 : conditions, pièces, délais →
Le mode d'emploi complet de l'article L. 435-4 avant son expiration.
Liste des métiers en tension : vérifier votre métier région par région →
Tous les intitulés de l'arrêté du 21 mai 2025, secteur par secteur.
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Sources & transparence
- Arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers en tension — Légifrance — Cuisiniers et employés de l'hôtellerie listés dans 13 régions, aides de cuisine dans 12, serveurs dans 9, chefs cuisiniers dans 7(vérifié le 12/07/2026)
- Loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, article 27 — Légifrance — Article L. 435-4 du CESEDA : 12 mois d'activité sur 24 consécutifs ou non, dépôt sans accord de l'employeur, expiration au 31 décembre 2026(vérifié le 12/07/2026)
- InfoMigrants — La difficile régularisation des travailleurs sans-papiers dans la restauration — Position des organisations patronales de l'hôtellerie-restauration et prévisions d'embauches du secteur pour 2026(vérifié le 12/07/2026)
- Circulaire du 23 janvier 2025 (NOR : INTK2435521J) — Légifrance — Exigence de français certifié, caractère exceptionnel de l'AES, OQTF en principe en cas de refus(vérifié le 12/07/2026)
- GISTI — Analyse de la circulaire Retailleau et du dispositif métiers en tension — Lecture critique des conditions restrictives appliquées aux travailleurs sans papiers depuis janvier 2025(vérifié le 12/07/2026)
Page mise à jour le 12 juillet 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.